Formalités pour agrandir la maison

Peut-on surélever sa maison ? Vérifiez la faisabilité et les règles d’urbanisme

Une surélévation sur une maison de 3 niveaux.
Vous rêvez de gagner de l’espace sans déménager ? La surélévation de maison est une solution idéale pour agrandir votre habitat et valoriser votre patrimoine. Mais avant de vous lancer, une question essentielle se pose : est-il possible de surélever votre maison ? En tant qu’experts de l’extension, nous savons que chaque projet est unique et nécessite une analyse approfondie. Entre contraintes techniques, réglementations urbanistiques et faisabilité financière, plusieurs critères doivent être examinés pour déterminer si votre maison peut accueillir un étage supplémentaire.

Dans cet article, nous vous guidons pas à pas pour comprendre les étapes clés et les vérifications indispensables afin de savoir si la surélévation est envisageable pour votre bien. Découvrez les points à contrôler, les diagnostics à réaliser et les démarches à entreprendre pour concrétiser votre projet en toute sérénité.
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Comment savoir si votre maison peut être surélevée ?

Ajouter un étage par un agrandissement par le toit n’est jamais anodin, car cela implique d’augmenter la charge sur la structure existante. Avant d’engager les travaux, il est essentiel de s’assurer que la maison peut supporter ce poids supplémentaire, quelle que soit la technique ou le matériau choisi.

Contrairement à une idée reçue, une surélévation légère en bois n’exonère pas une étude de solidité. Même si le bois est plus léger que la maçonnerie, il reste indispensable de vérifier la capacité portante des fondations, des murs et de la charpente. Une étude structurelle réalisée par un bureau d’études spécialisé permet d’identifier les éventuels points faibles et de déterminer si des renforcements sont nécessaires pour garantir la sécurité et la durabilité de l’ouvrage.

Cette analyse comprend :

  • La vérification de la résistance des murs porteurs et des fondations.
  • L’examen de la charpente et des points d’appui.
  • Le calcul précis des descentes de charges.

En cas de projet en maçonnerie, l’étude structurelle est systématique, quel que soit le type de matériaux utilisé (parpaing ou briques). Elle est souvent plus poussée, car le poids ajouté est nettement supérieur à celui d’une ossature bois.

Négliger cette étape expose à des menaces de désordres structurels importants (affaissements, fissures, etc.).

La réglementation d’urbanisme : ce que dit le PLU

Comme son homologue l’extension latérale, la surélévation est soumise à la réglementation d’urbanisme locale, en particulier au Plan Local d’Urbanisme (PLU). Il est donc indispensable de consulter ce document avant de concevoir les plans de votre projet, afin de vous assurer de la conformité de votre future surélévation.

Dans ce document, toutes les règles sont fixées et doivent être respecter pour que le projet soit validé en mairie. Dans le cadre d’une surélévation, les règles concernant la hauteur maximale autorisée du bâti sont à connaitre en plus des autres.

Une extension au dessus du garage

La surélévation implique une construction à la verticale, il est ainsi essentiel de connaitre la hauteur maximale autorisée pour le bâti, en plus des autres prescriptions du PLU. Ces règles garantissent l’harmonie du quartier et la cohérence architecturale de la commune.

Du bardage zinc noir sur les façades de cet agrandissement par le toit

La surélévation par son positionnement sur l’existant modifie directement l’apparence extérieure de la maison. Selon le contexte, elle peut s’intégrer discrètement à l’existant ou au contraire, se démarquer. Le choix du revêtement des façades est donc primordial.

Vous n’êtes pas libre du choix des matériaux dans certaines situations, notamment si votre projet se situe en zone protégée (Architecte des Bâtiments de France). Le règlement peut imposer certains matériaux (bois, zinc, …) ou des couleurs spécifiques. De plus, la forme de la toiture peut aussi être réglementée : certaines communes interdisent les toitures plates ou exigent un style particulier pour préserver l’unité du paysage urbain.

Une surélévation en ossature bois

Certaines communes, en général les plus petites, n’ont pas adopté de PLU. C’est alors le Règlement National d’Urbanisme (RNU) qui s’applique. Ses conditions sont généralement plus souples, mais elles existent : elles peuvent tout de même limiter certains projets, notamment sur la hauteur ou l’implantation. Un passage en mairie avant de concevoir vos plans reste donc indispensable, avec ou sans PLU.

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Surélévation et voisinage : vos droits et ceux de vos voisins

Le PLU protège l’harmonie du quartier. Le Code civil, lui, protège directement vos voisins et c’est souvent là que se jouent les tensions autour d’un projet de surélévation.

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Les servitudes de vues

La nouvelle construction en hauteur doit également respecter les règles de servitude et de vues. La création des nouvelles ouvertures (fenêtres, balcons, …) en hauteur doit respecter les distances minimales imposées par la loi au sein du PLU afin de préserver l’intimité des propriétés voisines. Une vue droite, qui permet de voir directement chez le voisin sans tourner la tête, impose une distance d’au moins 1,90m. Une vue oblique, qui nécessite de tourner la tête, se contente de 0,60 m. Ces règles visent à éviter les situations de vis-à-vis direct et à garantir une cohabitation harmonieuse entre voisins.

Si votre projet ne peut respecter ces distances, deux solutions existent : décaler l’ouverture ou opter pour une ouverture fixe. Cette ouverture est en verre, opaque mais laisse passer la lumière sans offrir de vue chez le voisin.

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Faut-il l’accord des voisins ?

Il n’est pas obligatoire d’obtenir l’accord du voisin pour une maison individuelle mais il est vivement conseillé de l’informer de votre projet, notamment en cas de mitoyenneté pour favoriser un bon déroulement des travaux et de préserver des relations de voisinage harmonieuses.

Déclaration préalable ou permis de construire ?

Une extension à la verticale suit la même procédure administrative qu’une extension au sol. Deux autorisations sont possibles : le permis de construire ou la déclaration préalable de travaux.

Pour déterminer la nature du dossier à déposer en mairie, il faut prendre en compte :

  • La surface de plancher de la maison avant et après extension,
  • La surface de plancher de l’extension
  • Ainsi que la règlementation locale (présence ou non d’un PLU et de sa zone).

La particularité de la surélévation réside dans le fait que l’on ne crée pas d’emprise au sol supplémentaire. Ainsi, seule la surface de plancher ajoutée sera prise en compte pour déterminer le type de déclaration à réaliser.

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Les seuls selon la surface créée

Surface de la surélévation

Zone

Maison + extension
≤ 150m² **

Maison existante ≤ 150m² ** et avec extension ≥ 150m² **

Maison existante
≥ 150m² **

5 à 20 m²*

Toutes

Déclaration préalable de travaux

20 à 40 m²*

Urbaine

Déclaration préalable de travaux

Permis de construire avec architecte

Déclaration préalable de travaux

20 à 40 m²*

Autres zones

Permis de construire sans architecte

Permis de construire avec architecte

Plus de 40m²*

Toutes

Permis de construire sans architecte

Permis de construire avec architecte

* emprise au sol / ** emprise au sol ou surface plancher

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Le recours des tiers après affichage

Une fois votre autorisation obtenue, l’affichage du panneau sur le terrain déclenche un délai de deux mois durant lequel les tiers peuvent contester la décision de la mairie devant le tribunal administratif.

Un affichage réglementaire photographié et daté dès le premier jour reste la meilleure garantie pour sécuriser votre projet une fois ce délai purgé.

L’info en plus :

La particularité de la surélévation réside dans le fait que l’on ne crée pas d’emprise au sol supplémentaire. Ainsi, seule la surface de plancher ajoutée sera prise en compte pour déterminer le type de déclaration à réaliser.

Les étapes des démarches, de l’étude au chantier

Au-delà des aspects réglementaires, un projet de surélévation suit toujours le même parcours administratif :

    1. Étude de faisabilité : vérification de la structure existante
    2. Création du dossier administratif : préparation du dossier de permis de construire ou de la déclaration préalable de travaux en consultant le Plan Local d’Urbanisme pour veiller au respect des règles en vigueur (matériaux, hauteur, …)
    3. Dépôt de la déclaration préalable de travaux ou du permis de construire
    4. Instruction du dossier et délai de recours des tiers : un mois (dp) à deux mois (pc) d’instruction, puis deux mois d’affichage
    5. Démarrage des travaux, une fois la période de recours des tiers purgé

Deux points à ne pas oublier une fois les travaux achevés : déclarer la surface créée aux impôts dans les 90 jours, et mettre à jour votre assurance habitation pour couvrir les nouveaux mètres carrés.

Quels matériaux pour une surélévation conforme ?

Une surélévation avec les élévations en ossature bois en cours.

Pour une surélévation, l’ossature bois est généralement privilégiée. Sa légèreté limite la surcharge sur la structure existante.

Pour le revêtement des façades, le bardage en zinc ou en bois est souvent recommandé, car il s’adapte mieux aux mouvements naturels de l’ossature bois. À l’inverse, l’enduit présente un risque accru de fissuration. En effet, le bois est un matériau vivant qui peut subir des variations dimensionnelles dues à l’humidité, à la température ou aux charges. Ces mouvements, même minimes, peuvent entraîner l’apparition de fissures dans l’enduit de finition.

Pour comparer en détail les avantages de chaque solution constructive, notre page consacrée à la surélévation de maison détaille les options bois, parpaing et brique.

Quels sont les risques d’une surélévation ?

Une surélévation de maison bien réalisée, sous la supervision d’un professionnel compétent, présente très peu de risques pour l’intégrité du bâtiment et la sécurité de ses occupants. En effet, lorsqu’on fait appel à une équipe qualifiée, toutes les étapes critiques sont encadrées : étude de faisabilité, vérification de la structure existante, renforcement des fondations si nécessaire, respect des normes de construction et respect des règles d’urbanisme.

Un professionnel s’assure également que les matériaux utilisés sont adaptés, que l’isolation est performante, et que l’esthétique de la maison est préservée ou améliorée. Ainsi, les risques courants tels que la déstabilisation de la structure, les désordres liés à une surcharge, les fissures, ou encore les problèmes d’étanchéité sont largement minimisés grâce à une expertise technique et à un suivi rigoureux du chantier.

En résumé, confier la surélévation à un professionnel garantit la solidité, la conformité et la réussite du projet, sans compromettre la sécurité ou la valeur du bien.

En tant que contractant général et expert de l’agrandissement, nous veillons à ce que les problèmes suivants n’apparaissent pas :

  • Surcharge sur la structure existante : L’ajout d’un étage augmente le poids supporté par les murs porteurs, la charpente et les fondations. Si celles-ci ne sont pas suffisamment dimensionnées ou en bon état, cela peut entraîner des fissures, des affaissements ou, dans les cas extrêmes, un effondrement partiel
  • Modification du centre de gravité : La surélévation modifie le centre de gravité de la maison, ce qui peut provoquer un déséquilibre structurel et affecter la stabilité globale du bâtiment
  • Affaiblissement de la charpente ou de la couverture : Si la charpente ou la couverture existantes sont déjà fragiles, la surélévation peut accentuer leur usure, voire conduire à leur dégradation prématurée
  • Risques d’infiltrations d’eau : Une mauvaise réalisation des jonctions entre l’ancien et le nouveau bâti, ou une isolation insuffisante, peut favoriser les infiltrations et la dégradation des murs ou des planchers
  • Perte d’étanchéité ou de performance énergétique : Une isolation mal conçue ou des ponts thermiques peuvent entraîner une hausse des dépenses énergétiques et un inconfort thermique
  • Désordres esthétiques ou architecturaux : Une surélévation mal intégrée peut dénaturer l’apparence de la maison et créer une disproportion entre les différentes parties du bâtiment
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FAQ : vos questions sur la réglementation

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